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Séisme en Birmanie : plus de 1000 morts 

Le plus puissant séisme à frapper la Birmanie depuis des décennies a tué au moins 1.000 personnes dans ce pays en pleine guerre civile et fait des morts en Thaïlande voisine, causant des dommages considérables dans toute la région.

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- Séisme de magnitude 7,7 -

Le séisme de magnitude 7,7, peu profond, a frappé vendredi à 12H50 (06H20 GMT) le nord-est de la région de Sagaing (centre de la Birmanie).

Il a été suivi quelques minutes plus tard d'un deuxième tremblement de magnitude 6,7, puis par de nombreuses répliques de plus faible intensité.

Les secousses ont été ressenties jusqu'en Chine, en Inde, au Cambodge, au Laos et en Thaïlande.

L'épicentre du séisme est situé sur la faille de Sagaing, qui s'étend de manière rectiligne du nord de la Birmanie jusqu'à la côte sud, selon les sismologues Judith Hubbard et Kyle Bradley.

Celle-ci "est depuis longtemps considérée comme l'une des failles coulissantes les plus dangereuses du monde" en raison de sa proximité avec les grandes villes de Rangoun, de Mandalay et de la capitale, Naypyidaw, écrivent-ils dans une note d'analyse.


Samedi, plus de 1.000 décès ont été confirmés en Birmanie par la junte militaire.

Les quatre ans de guerre civile, déclenchée par un coup d'Etat militaire, ont décimé le système hospitalier et isolé le pays du reste du monde, laissant craindre une crise humanitaire d'ampleur.

Des experts américains, en se basant notamment sur des modélisations de catastrophes, estiment que le bilan pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts en Birmanie.

En Thaïlande, une dizaine de personnes auraient péri à Bangkok, la plupart dans l'effondrement d'un gratte-ciel en construction.

Près de 100 ouvriers seraient toujours piégés dans les décombres du bâtiment, situé près du très populaire marché de Chatuchak.

Les opérations de secours se sont poursuivies toute la nuit, mais restent compliquées par l'instabilité des décombres.


Le séisme a provoqué des dégâts matériels considérables en Birmanie.

Plusieurs bâtiments ont été réduits en miettes à Mandalay, où de nombreuses personnes tentaient désespérément de retrouver des survivants parmi les gravats.

Le célèbre pont d'Ava traversant le fleuve Irrawaddy depuis la ville de Sagaing, construit il y a près de 100 ans, s'est également écroulé.

Des dégâts ont aussi été observés à l'aéroport de Mandalay, ce qui pourrait compliquer les efforts de secours, sur le campus de l'université et à l'ancienne muraille du palais de la ville, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Dans la capitale Naypyidaw, des reporters de l'AFP ont vu des bâtiments renversés et plusieurs routes fissurées.

Un des hôpitaux de la capitale a été contraint de soigner des patients à l'extérieur en raison de l'effondrement de l'entrée des urgences et d'importants dégâts causés au bâtiment.

Des pannes de courant ont été signalées dans plusieurs régions et l'alimentation électrique a été limitée à quatre heures par jour dans l'ancienne capitale Rangoun.

Les réseaux téléphoniques sont largement hors service.

A Bangkok, en Thaïlande, une grue s'est effondrée sur un chantier et le métro a été fermé.

Des centaines de personnes, dans l'incapacité rentrer chez elles ou inquiètes de la solidité de leurs domiciles, ont passé la nuit dans les parcs, ont indiqué les autorités municipales.

Certains hôpitaux ont également été évacués, poussant une femme à accoucher en pleine rue à Bangkok.

L'ampleur de la catastrophe a poussé la junte militaire birmane à lancer un rare appel à l'aide de la communauté internationale.

Son chef a ainsi encouragé "tout pays, toute organisation" à soutenir les opérations de secours et affirmé qu'il avait "ouvert toutes les voies pour l'aide étrangère".

De nombreux pays ont répondu à l'appel, dont l'Inde voisine, les Etats-Unis, la Chine, l'Indonésie, ou encore l'Union européenne.

L'Inde a déjà envoyé un avion militaire chargé de kits d'hygiène, de couvertures ou encore de colis alimentaires et embarqué une équipe de recherche et de secours, ainsi qu'une équipe médicale.

"Nous allons les aider (...) C'est terrible ce qu'il se passe", a de son côté affirmé le président américain Donald Trump vendredi.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu'elle se préparait à renforcer son soutien face à un risque sanitaire et humanitaire "très, très grave".

© Agence France-Presse

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