
Le gouvernement envisage finalement la conversion des permis de conduire en format carte à puce pour près de 900 000 détenteurs. Ce projet, en discussion depuis plusieurs années, fait aujourd’hui l’objet de nouvelles consultations prometteuses.
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Se dirige-t-on vers la fin du permis de conduire en format papier ? Cette question ressurgit alors que le Bureau du Premier ministre, en collaboration avec la police et d’autres ministères, se penche à nouveau sur cette transformation digitale. Cela concernerait exactement 887 899 automobilistes, toutes catégories confondues.
Malgré deux décennies de discussions, aucune concrétisation n’a encore vu le jour et ce, pour diverses raisons. Le projet de numérisation du permis de conduire remonte à avril 2008. À cette époque, le cabinet de conseil De Chazal Du Mée (DCDM) avait été mandaté pour évaluer les besoins de la Traffic Branch en matière de digitalisation.
Ce travail a abouti en mars 2013 à la mise en place d’un système intégré de gestion des permis de conduire. Cette infrastructure comprenait une base de données recensant tous les titulaires de permis. En outre, le système intégrait le Penalty Point System instauré par le gouvernement de l’époque.
Cependant, l’abandon de ce dispositif en 2015 au profit du Cumulative Road Traffic Offences System, jugé inefficace, a nécessité une modification de l’infrastructure informatique. Ce changement a considérablement ralenti la mise en œuvre du projet de permis numérique.
Budget jugé prohibitif
À l’approche du lancement de la nouvelle carte nationale d’identité (MNIC 3.0) en 2023, des pourparlers avaient été engagés. Ces échanges impliquaient les services techniques du Central Informatics Bureau, la Traffic Branch de la police et le fournisseur du système MNIC 3.0. L’ambition était d’incorporer le permis de conduire numérique à la plateforme hébergeant la carte d’identité mobile. Hélas, cette proposition a été écartée en raison d’un budget jugé prohibitif.
Au niveau du Bureau du Premier ministre, on avance que les consultations « sont toujours en cours entre le ministère de la Technologie de l’information, la police et les autres parties prenantes afin de déterminer une estimation budgétaire précise ». Parallèlement, une étude de marché et un appel d’offres sont en préparation. Ces démarches visent à garantir une mise en œuvre du projet plus abordable sur le plan financier.
Le processus devrait aboutir cette année, avec la possible sélection d’un prestataire d’ici décembre pour un déploiement courant 2026. Le calendrier définitif de mise en œuvre du projet n’a pas encore été fixé. Il dépendra de l’aboutissement des discussions en cours et du processus d’appel d’offres. En attendant, les détenteurs de permis de conduire devront encore patienter avant de voir leur précieux document basculer vers l’ère numérique.

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